
Contre-enquête
Une fillette profite de l’absence de son père policier pour rencontrer un ami dans une forêt. Les collègues de l’homme la retrouvent morte et violée peu de temps après. L’affaire est vite classée lorsque le seul suspect arrêté passe aux aveux. Le père décide de mener sa propre enquête quand le présumé meurtrier de sa fille lui clame son innocence par écrit.
Avant de visionner ce film, je n’en avais jamais entendu parler. Je n’avais donc aucune attente. Réalisé et scénarisé par Franck Mancuso, d’après une nouvelle de Lawrence Block, Contre-enquête est un drame bien conçu et plaisant à regarder. Comme un roman policier, il nous donne juste assez d’indices pour qu’on tente d’élucider l’enquête, bien qu’elle ne soit pas des plus complexe. Ce que j’aime des films français du genre, c’est qu’ils n’essaient pas de nous en mettre plein la vue avec des effets spéciaux et un montage visuel rythmé. Tout se fait en finesse, le plus près possible de la réalité.
Jean Dujardin, qui incarne le policier, est excellent. Son jeu d’acteur est juste et son rôle est différent de ceux qu’il a eus dans Brice de Nice et OSS 117 : Le Caire, nid d’espions. Il a ici un rôle dramatique et sérieux.
Laurent Lucas, qui interprète celui qui a été inculpé du meurtre, donne une bonne performance d’acteur. Le comédien français, qui partage sa vie entre la France et le Québec, a entre autres tourné dans Toi et La capture, deux films québécois que je n’ai pas appréciés…