Articles dans la catégorie 'Critique'

Up (Là-haut, v.f.)

Carl Fredricksen, un homme âgé de 78 ans, réalise enfin le rêve qu’il cultive depuis son enfance en s’envolant vers l’Amérique du Sud à bord de sa maison à laquelle il a fixé des milliers de ballons. Sans le savoir, il entraîne dans son aventure un jeune scout de 8 ans, avec qui il se liera d’amitié.

La qualité des dessins de cette animation de Pixar est remarquable : les images sont presque encore plus belles, plus brillantes et plus colorées que la réalité! En plus d’être un véritable bijou d’un point de vue visuel, cette œuvre met en scène des personnages attachants et un récit accrocheur, rempli de rebondissements. Elle est aussi émouvante et poétique, et ce, dès le début : on nous présente en images la relation qu’entretenaient Fredricksen et sa défunte femme, Ellie, et on nous explique comment il est devenu l’homme solitaire qu’il est maintenant. On s’attache ainsi à ce veuf qui vit à l’écart, sans famille et sans ami, et qui n’attire pas l’empathie des gens de sa communauté.

Up s’adresse tout d’abord aux adultes plutôt qu’aux jeunes enfants — ils vont le trouver amusant, mais n’en comprendront pas le message. En le visionnant, on passe par plusieurs gammes d’émotions : la joie, la compassion, la tristesse, la crainte… Il aborde aussi certains sujets délicats, comme l’impossibilité d’un couple à avoir des enfants, et il apporte des réflexions sur la vie et l’importance de réaliser ses rêves. Des thèmes un peu trop profonds pour de jeunes enfants! Mais c’est ce qui rend ce long-métrage si riche et magnifique. Après tout, les films d’animation ne sont pas nécessairement des films pour enfants!

Cote 4.5
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Confessions of a Shopaholic (Confessions d’une accro du shopping, v.f.)

Adapté de la série de romans écrite par Sophie Kinsella, Confessions of a Shopaholic relate le récit de Rebecca (Becky) Bloomwood, une jeune acheteuse compulsive croulant sous les dettes qui est engagée comme journaliste par une revue financière.

Je croyais que ce film serait une espèce d’éloge à la surconsommation de vêtements et à la mode haute couture : un film pour les fashionistas pures et dures. Heureusement, ce n’est pas (trop) le cas. Même si la mode haute couture ne nous intéresse pas, on peut passer un bon moment en visionnant ce long-métrage : il est divertissant et léger. Cette réalisation de P.J. Hogan est aussi très agréable à regarder : les vêtements aux couleurs vives, la pétillante Isla Fisher, les mannequins de plastique qui s’animent et discutent avec la protagoniste.

J’ai aimé cette production dès le début. On voit Becky enfant qui magasine : sa mère lui achète des souliers bruns qui vont lui durer toute sa vie, au lieu des souliers fantaisistes roses que la petite fille ne portera peut-être qu’une fois, mais dont elle rêve tant. Ensuite, la fillette regarde des femmes qui s’achètent tous les vêtements dont elles rêvaient lorsqu’elles étaient petites grâce à un objet magique : la carte de crédit. Dans la scène suivante, Becky a grandi et elle est devenue exactement ce genre de femme : une acheteuse compulsive qui a plus d’une carte de crédit dans son sac Gucci!

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Cote 3.5

Night at the Museum: Battle of the Smithsonian (Une nuit au musée : La bataille du Smithsonian, v.f.)

L’objectif principal du cinéma est de divertir, mais quand un film en fait trop pour y arriver, cela donne l’effet contraire. Ainsi, on dirait qu’en essayant trop d’amuser et d’en mettre plein la vue, Night at the Museum 2 a plutôt réussi à m’ennuyer par moment. Je n’ai pas aimé les cupidons Jonas Brothers, l’agressivité du protagoniste envers l’autre gardien de sécurité, les innombrables personnages, souvent caricaturaux… Toute l’action et les personnages présentés à l’écran amuseront sûrement les enfants, mais ne plairont peut-être pas autant aux adultes.

Malgré tout, j’ai trouvé que les effets spéciaux étaient très bien réalisés. Plusieurs éléments du long-métrage sont d’ailleurs amusants et bien pensés : les œuvres d’art contemporain qui s’animent, le flirt entre Larry Daley (Ben Stiller) et l’aviatrice Amelia Earhart (Amy Adams), le moment où les personnages entrent dans la célèbre photographie de Robert Doisneau… Mais l’histoire n’est pas bonne pour autant : elle est un peu trop longue, et il y a trop de dialogues, de personnages et d’actions inutiles. Comme le dit si sagement l’expression populaire : trop, c’est comme pas assez!

J’ai préféré le premier volet de cette franchise, qui pourrait bien en compter un troisième. Si un Night at the Museum 3 voit le jour, espérons qu’il soit plus subtil que le deuxième…

Dans cette nouvelle aventure, une partie de la collection du Musée d’histoire naturelle de New York vient d’être entreposée aux archives nationales du Smithsonian, à Washington. L’ancien gardien de nuit, Larry Daley, s’infiltrera dans la réserve pour sauver ses camarades. Cette comédie de Shawn Levy met notamment en vedette Ben Stiller, Robin Williams, Amy Adams, Owen Wilson et Steve Coogan.

Cote 3

Monsters vs Aliens (Monstres contre Aliens, v.f.)

Le jour de son mariage, Susan Murphy devient une géante dotée d’une force surhumaine lorsqu’elle entre en contact avec une météorite venue de l’espace. Le gouvernement l’enferme alors dans un endroit top secret où sont cachés tous les monstres de la planète : le gigantesque Insectosaure, le savant fou Dr Cafard, le macho Maillon Manquant et le gélatineux B.O.B., qui est dépourvu de cerveau parce qu’il n’en a pas besoin! Ils reçoivent la permission de sortir de cette « prison » lorsque des extraterrestres viennent attaquer les États-Unis dans le but d’envahir la Terre entière.

Un personnage fait d’ailleurs une remarque à ce sujet. Dans plusieurs films américains traitant d’invasions extraterrestres, c’est toujours les États-Unis que les envahisseurs attaquent en premier : quelle étrange coïncidence! De plus, le long-métrage est truffé de nombreux clins d’oeil à des productions de science-fiction des années 50, comme The Fly et The Blob (qui ont respectivement inspiré les personnages Dr Cafard et B.O.B.) ainsi que The Day the Earth Stood Still (pour l’énorme machine qui atterrit en sol américain)… De quoi plaire aux cinéphiles et aux amateurs du genre!

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Cote 3.5

Paris

Paris raconte l’histoire de plusieurs personnages dont le destin s’entrecroise : un ancien danseur de music-hall en attente d’une transplantation cardiaque, sa sœur attirée par un vendeur de légumes divorcé, un professeur spécialisé dans l’histoire de Paris amoureux d’une de ses étudiantes, etc. Le récit est centré sur Pierre (Romain Duris), qui est atteint d’une maladie cardiaque. Perché à la fenêtre de son appartement, il passe ses journées à regarder les autres vivre leur vie. Ce personnage est le noyau du film : c’est par les liens qu’il entretient avec les autres que le récit se construit. Par exemple, si on suit la romance entre le professeur d’histoire et son étudiante, c’est parce que cette jeune femme est la voisine de Pierre.

Ce long-métrage offre de très belles images de la capitale de France : ainsi, il porte très bien son nom! Il est aussi un très bon divertissement, charmant et agréable à visionner. Son seul défaut est le nombre de personnages qui y sont présentés : trop d’histoires s’entremêlent et certaines sont moins intéressantes que les autres (comme celle de la boulangère : quelle plaie, cette femme!). J’aurais préféré qu’il ne se concentre que sur quelques histoires afin de mieux les approfondir.

Paris a été réalisé par Cédric Klapisch, qui a déjà travaillé avec Romain Duris dans L’Auberge espagnole et Les Poupées russes. Il met aussi en vedette Juliette Binoche (la sœur), Fabrice Luchini (le professeur), Mélanie Laurent (l’étudiante), Albert Dupontel (le vendeur de légumes divorcé) et Julie Ferrier (son ex-femme).

Cote 4

Un conte de Noël

Un conte de Noël raconte l’histoire d’une famille bourgeoise dysfonctionnelle. Élizabeth, l’aînée des enfants, accepte de payer les dettes de son frère Henri à condition qu’il soit banni de la famille. Cinq ans plus tard, la maladie de leur mère entraîne le retour de ce frère mal-aimé. Pour guérir sa leucémie, la femme doit recevoir une greffe de moelle osseuse, et Henri est le seul de ses enfants à être compatible avec elle. Ce drame se déroule durant les Fêtes et, pour la première fois en cinq ans, tous les membres des Vuillard sont réunis pour célébrer Noël. L’histoire est captivante, mais le ton utilisé pour la raconter est parfois inaccessible et lourd. Les dialogues entre les personnages, même s’ils sont bien écrits, manquent d’ailleurs un peu de naturel.

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Cote 4
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