
Bienvenue chez les Ch’tis
Quand il se fait passer pour un handicapé pour avoir une promotion en Côte d’Azur, Philippe Abrams, le directeur de la société des postes, est muté à Bergues, une petite ville du Nord-Pas-de-Calais.
En arrivant dans le Nord, le protagoniste est charmé par les Ch’tis, les habitants de la municipalité, et il constate qu’ils ne sont pas rustres, comme il le croyait. Il s’adapte rapidement à leur style de vie et à leur patois, le chtimi. Il n’est toutefois pas capable de dire la vérité à sa femme, lui faisant croire que tous les préjugés qu’ils avaient d’eux sont fondés, puisque sa relation avec elle va mieux depuis qu’elle le croit malheureux. J’ai trouvé cela drôle au début, mais c’est devenu vite agaçant : je me disais qu’il fallait bien qu’ils en reviennent un jour…
Le réalisateur Dany Boon, originaire de la région du Nord, a aussi un rôle important dans l’histoire : il interprète Antoine, le facteur de la municipalité. Il est excellent! Les moments les plus drôles du film, nés des incompréhensions langagières, le mettent toujours en scène.
Ce film aborde de façon amusante les préjugés qu’ont les résidents des métropoles envers ceux des villes éloignées. On peut comparer la relation entre les Ch’tis et les Français avec celle que les Montréalais entretiennent avec les gens des régions, ou même celle entre les Français et les Québécois… Ce film démontre bien que les préjugés sont souvent causés par la méconnaissance des autres.